# Que manger au Vietnam pendant son séjour ?

Le Vietnam s’impose comme une destination gastronomique incontournable en Asie du Sud-Est, où chaque bouchée raconte une histoire millénaire. La cuisine vietnamienne se distingue par son équilibre subtil entre saveurs acides, sucrées, salées et épicées, créant une symphonie gustative qui éveille tous les sens. Des marchés animés de Hanoï aux ruelles parfumées de Hội An, en passant par l’effervescence culinaire de Saïgon, cette terre généreuse offre une diversité exceptionnelle de plats traditionnels qui reflètent la richesse culturelle du pays. Influencée par les traditions chinoises, françaises et khmères, la gastronomie vietnamienne a su conserver son identité unique tout en intégrant harmonieusement ces héritages culinaires. Les ingrédients ultra-frais, les herbes aromatiques omniprésentes et les techniques de cuisson ancestrales confèrent à chaque plat une authenticité remarquable. Cette cuisine privilégie la légèreté et l’équilibre nutritionnel, s’appuyant sur le concept de yin et yang pour créer des mets aussi bénéfiques pour le corps que délectables pour le palais.

Phở et soupes traditionnelles vietnamiennes : bouillons aromatiques du nord au sud

Les soupes constituent l’âme de la cuisine vietnamienne, servies à toute heure du jour et de la nuit dans les échoppes de rue comme dans les restaurants traditionnels. Ces bouillons parfumés représentent bien plus qu’un simple plat : ils incarnent une philosophie culinaire ancestrale où chaque ingrédient joue un rôle précis dans l’harmonie globale. La préparation de ces soupes requiert patience et savoir-faire, avec des bouillons qui mijotent pendant des heures pour extraire toutes les saveurs des os, des épices et des aromates. Chaque région du Vietnam possède sa propre interprétation de ces soupes traditionnelles, variant les ingrédients selon les ressources locales et les préférences gustatives. Cette diversité régionale témoigne de la richesse culturelle du pays et de la capacité d’adaptation de sa gastronomie.

Phở bò de hanoï : nouilles de riz au bœuf dans un bouillon d’anis étoilé

Le phở bò représente l’emblème national de la cuisine vietnamienne, un plat emblématique qui a conquis le monde entier. Originaire du Nord Vietnam, cette soupe de nouilles de riz au bœuf se caractérise par son bouillon translucide et profondément aromatique, obtenu après une longue cuisson des os de bœuf avec de l’anis étoilé, de la cannelle, du gingembre et des clous de girofle. Les nouilles bánh phở, larges et plates, baignent dans ce bouillon savoureux aux côtés de fines tranches de bœuf cru qui cuisent au contact du liquide brûlant. Le plat s’accompagne systématiquement d’herbes fraîches disposées dans une assiette séparée : basilic thaï, coriandre, menthe vietnamienne, pousses de soja, tranches de citron vert et piments frais. Cette personnalisation permet à chaque convive d’ajuster les saveurs selon ses préférences, créant ainsi une expérience gustative unique à chaque dégustation. Le phở se déguste traditionnellement au petit-déjeuner, mais les stands en proposent du matin au soir dans toutes les villes du pays.

Bún bò huế : soupe épicée de huế au lemongrass et sa charcuterie de porc

Cette spécialité de l’ancienne cité

impériale de Huế tranche nettement avec le phở du Nord. Le bún bò Huế se distingue par un bouillon plus corsé, légèrement rougeâtre, parfumé à la citronnelle (lemongrass) et relevé par une pâte de piment annatto. À l’intérieur du bol, vous retrouverez des nouilles de riz plus épaisses, des tranches de jarret de bœuf, parfois de la queue de bœuf, mais aussi une charcuterie de porc typique (pied de porc, mortadelle vietnamienne, sang de porc coagulé selon les adresses). Ce plat est particulièrement apprécié des Vietnamiens pour son côté nourrissant et épicé, idéal pour un déjeuner consistant. Si vous n’êtes pas habitué aux plats pimentés, n’hésitez pas à demander « ít cay » (peu épicé) lors de votre commande.

À Huế, vous trouverez des échoppes spécialisées qui ne servent que le bún bò Huế, souvent bondées dès le matin. Le prix d’un bol varie généralement entre 35 000 et 60 000 VND, soit environ 1,30 à 2,30 €. C’est l’occasion parfaite de découvrir une autre facette des soupes vietnamiennes, plus généreuse, plus épicée et intimement liée à l’histoire de la cour impériale du centre Vietnam.

Hủ tiếu de saïgon : bouillon clair aux fruits de mer et porc rôti

Originaire du Sud et particulièrement de Saïgon (Ho Chi Minh-Ville), le hủ tiếu est l’une des soupes de nouilles les plus appréciées du delta du Mékong. Son bouillon est clair, légèrement sucré, préparé à base d’os de porc, parfois agrémenté de crevettes séchées pour renforcer le goût umami. Contrairement au phở, les nouilles peuvent être de riz ou de blé, plus fines, et la soupe se décline en deux versions : avec bouillon (hủ tiếu nước) ou « sèche » (hủ tiếu khô), où le bouillon est servi à part.

Un bol de hủ tiếu typique mélange porc haché, lamelles de porc rôti, crevettes, parfois calamars ou boulettes de poisson, agrémentés d’oignons frits, de ciboule et de coriandre. Vous y ajouterez, selon vos envies, un trait de jus de citron vert, quelques rondelles de piment ou une cuillère de sauce pimentée. Dans les rues de Saïgon, on déguste le hủ tiếu à toute heure : tôt le matin dans les marchés, à midi dans les cantines de bureau, ou tard le soir sur les trottoirs animés.

Comptez entre 30 000 et 50 000 VND pour un bol bien garni, ce qui en fait un excellent rapport qualité-prix pendant votre séjour au Vietnam. Si vous cherchez une alternative plus douce et légèrement sucrée au phở ou au bún bò Huế, le hủ tiếu de Saïgon sera votre meilleur allié.

Cao lầu de hội an : nouilles de riz uniques à l’eau du puits bá lễ

Le cao lầu est une spécialité emblématique de Hội An, que vous aurez du mal à trouver ailleurs dans le pays. Ce plat se compose de nouilles de riz épaisses et légèrement fermes, dont la texture si particulière viendrait, selon la tradition, de l’utilisation de l’eau d’un ancien puits local, le puits Bá Lễ. Les nouilles sont servies avec des lamelles de porc laqué, des herbes aromatiques, de jeunes pousses, des croûtons de galette de riz croustillante et un fond de bouillon concentré.

Visuellement, le cao lầu se situe entre un plat de nouilles et une soupe, mais on le mange plutôt « sec », en mélangeant tous les ingrédients pour bien enrober les nouilles de sauce. Les herbes proviennent souvent des jardins du village voisin de Trà Quế, réputé pour la qualité exceptionnelle de ses cultures. Ce plat illustre parfaitement la façon dont la cuisine vietnamienne marie textures et saveurs : tendre, croquant, salé, légèrement sucré et parfumé à la fois.

À Hội An, le cao lầu se déguste pour 35 000 à 60 000 VND, généralement dans de petites gargotes familiales. Si vous ne deviez choisir qu’un seul plat à goûter dans cette ancienne cité portuaire classée à l’UNESCO, ce serait sans doute celui-ci tant il incarne l’identité gastronomique de la ville.

Street food et spécialités de rue incontournables du vietnam

La street food vietnamienne fait partie intégrante du quotidien des locaux et constitue l’un des grands plaisirs d’un voyage sur place. Manger sur un petit tabouret en plastique au bord d’un trottoir de Hanoï ou de Saïgon, c’est plonger au cœur de la vie locale. Les spécialités de rue sont souvent simples, économiques, mais incroyablement savoureuses grâce à la fraîcheur des ingrédients et à la maîtrise des cuissons. Entre sandwichs à la baguette, rouleaux frits ou frais, crêpes croustillantes et raviolis vapeur, vous n’aurez que l’embarras du choix pour composer vos repas sur le pouce.

Bánh mì : sandwich vietnamien aux pâtés français et pickles de daikon

Le bánh mì est sans doute l’un des symboles les plus parlants du métissage culinaire franco-vietnamien. Il s’agit d’une petite baguette légère et croustillante, garnie d’une multitude d’ingrédients : pâté à la vietnamienne, charcuterie de porc, viande grillée, concombre, coriandre fraîche, piment et surtout les fameux pickles de carotte et de daikon (radis blanc) marinés dans un mélange sucré-vinaigré. Certains stands proposent des versions au poulet, à l’omelette, végétariennes ou garnies de boulettes de viande.

On consomme le bánh mì à toute heure : au petit-déjeuner, en snack de milieu de journée ou pour un dîner rapide. C’est un incontournable si vous vous demandez quoi manger au Vietnam lorsque vous avez peu de temps entre deux visites. Les prix varient généralement de 15 000 à 40 000 VND (0,60 à 1,60 €), selon la ville et la garniture. Pour repérer les bonnes adresses, un réflexe simple : observez où les locaux font la queue, c’est souvent le meilleur indicateur.

Nem rán et chả giò : rouleaux frits croustillants du sud vietnam

Les rouleaux frits, appelés nem rán dans le Nord et chả giò dans le Sud, font partie des grands classiques de la cuisine vietnamienne. Ils se composent d’une feuille de riz ou de blé garnie d’un mélange de viande hachée (souvent du porc), de vermicelles de riz, de champignons noirs, de carotte et parfois de crevettes, le tout roulé puis frit jusqu’à obtenir une enveloppe dorée et croustillante. Servis brûlants, ils se dégustent trempés dans une sauce nước chấm à base de nuoc-mâm, sucre, ail, piment et citron vert.

Dans les restaurants vietnamiens en France, ces rouleaux sont souvent plus gros et plus gras que leurs cousins dégustés sur place. Au Vietnam, ils sont généralement plus fins, plus parfumés et accompagnés de feuilles de salade et d’herbes pour être roulés avant d’être croqués. Comptez environ 25 000 à 50 000 VND pour une assiette de nem rán ou chả giò, à partager en entrée ou à savourer avec un bol de riz pour un repas complet.

Bánh xèo : crêpe vietnamienne au curcuma farcie de crevettes et germes de soja

Le bánh xèo est une grande crêpe fine et croustillante, de couleur jaune grâce au curcuma, préparée à base de farine de riz et parfois de lait de coco. On la garnit de crevettes, de fines lamelles de porc, d’oignons et d’une généreuse poignée de germes de soja avant de la plier en deux. Servi avec une montagne d’herbes fraîches et de feuilles de salade, le bánh xèo se déguste en coupant un morceau de crêpe, que l’on enroule dans une feuille de salade avec quelques herbes, avant de le tremper dans une sauce nước chấm.

Originaire du Sud, ce plat s’est répandu dans tout le pays, avec des variations régionales : plus petit et plus épais à Huế, géant et ultra croustillant à Saïgon. C’est un plat convivial, souvent partagé en famille ou entre amis, qui coûte généralement entre 40 000 et 70 000 VND. Attention toutefois : manger un bánh xèo sans s’en mettre partout relève presque de l’exploit, mais fait aussi partie du plaisir de la dégustation.

Gỏi cuốn : rouleaux de printemps frais enveloppés de galettes de riz

À l’opposé des rouleaux frits, les gỏi cuốn représentent la version fraîche et légère des rouleaux de printemps vietnamiens. Une fine galette de riz est humidifiée puis garnie de vermicelles de riz, de crevettes cuites, de fines tranches de porc, de salade et d’herbes aromatiques avant d’être roulée délicatement. On les sert généralement par deux ou trois, accompagnés d’une sauce à base de pâte de soja fermentée et de cacahuètes concassées, ou parfois d’une simple sauce nước chấm.

Idéals lorsque les températures grimpent, les gỏi cuốn sont une excellente option si vous cherchez que manger au Vietnam sans vous alourdir. Ils conviennent aussi bien aux voyageurs soucieux de leur santé qu’aux curieux désireux de tester des plats riches en herbes et en textures. Les prix oscillent entre 20 000 et 40 000 VND pour une portion, ce qui en fait une entrée parfaite ou un encas sain au fil de la journée.

Bánh cuốn : raviolis vapeur de farine de riz garnis de viande hachée

Le bánh cuốn est un plat délicat originaire du Nord Vietnam, particulièrement populaire à Hanoï. Il s’agit de fines crêpes de pâte de riz cuites à la vapeur sur un linge tendu au-dessus d’une marmite, puis garnies d’un mélange de porc haché, de champignons noirs et d’oignons avant d’être roulées comme de petits cannellonis. Les rouleaux sont ensuite nappés d’oignons frits croustillants et servis avec des herbes fraîches, des tranches de chả lụa (mortadelle vietnamienne) et une sauce nước chấm tiède.

Souvent consommé au petit-déjeuner ou comme encas, le bánh cuốn surprend par sa légèreté et sa texture fondante. On le trouve dans des échoppes spécialisées, où la préparation se fait sous vos yeux, un vrai spectacle culinaire. Comptez entre 30 000 et 50 000 VND pour une assiette généreuse, qui vous calera sans vous alourdir, parfait avant une journée de visites.

Plats régionaux emblématiques des trois zones gastronomiques

Le Vietnam s’étend sur plus de 1 600 km du nord au sud, et cette géographie se reflète dans l’assiette. On distingue généralement trois grandes zones gastronomiques : le Nord, plus sobre et équilibré en termes de saveurs ; le Centre, réputé pour sa cuisine épicée et raffinée héritée de la cour impériale ; et le Sud, où les plats sont plus sucrés, généreux et influencés par la proximité du Cambodge et du delta du Mékong. Découvrir ces spécialités locales, c’est comme parcourir le pays à travers ses goûts, ses produits et ses traditions culinaires.

Bún chả de hanoï : porc grillé au charbon et vermicelles dans une sauce nước chấm

Le bún chả est l’un des plats les plus emblématiques de Hanoï, rendu encore plus célèbre depuis qu’un ancien président américain l’a dégusté dans un petit restaurant de la capitale. Il se compose de boulettes et de tranches de poitrine de porc marinées puis grillées au charbon de bois, servies dans un bol de sauce nước chấm légèrement sucrée avec des lamelles de papaye verte et de carotte marinées. On l’accompagne de vermicelles de riz (bún) et d’un grand panier d’herbes et de salade.

La manière de le déguster varie : certains plongent les vermicelles directement dans le bol de sauce, d’autres composent de petites bouchées à la baguette. Quelle que soit votre méthode, vous profiterez d’un mélange irrésistible de fumé, de sucré-salé et de fraîcheur végétale. Le bún chả se savoure principalement au déjeuner et son prix oscille entre 40 000 et 70 000 VND selon les adresses. Si vous ne deviez goûter qu’un seul plat typique de Hanoï, ce serait sans doute celui-ci.

Cơm tấm de saïgon : riz brisé aux côtes de porc caramélisées et bì

Dans le Sud et particulièrement à Saïgon, le cơm tấm est le petit-déjeuner populaire par excellence. Littéralement « riz brisé », il s’agit de grains de riz cassés lors du polissage, autrefois considérés comme un sous-produit bon marché, aujourd’hui devenus une spécialité à part entière. Le cơm tấm se sert avec une côte de porc grillée et caramélisée, parfois une omelette, un morceau de pâté vapeur (chả trứng), des pickles et des lamelles de couenne de porc râpée (), le tout arrosé d’un filet de sauce nước chấm.

On rencontre ce plat partout, des petites gargotes de quartier aux stands de rue installés tôt le matin. Sa richesse en fait un repas complet qui vous tiendra au corps pour plusieurs heures, idéal avant une journée d’exploration dans la chaleur saïgonnaise. Le prix d’une assiette de cơm tấm se situe généralement entre 30 000 et 60 000 VND, ce qui en fait un excellent rapport qualité-prix pour manger au Vietnam à petit budget.

Mì quảng de da nang : nouilles au curcuma et bouillon concentré aux crevettes

Spécialité de la région de Quảng Nam et de la ville de Da Nang, le mì quảng est un plat de nouilles unique en son genre. Les nouilles, souvent teintées de jaune grâce au curcuma, sont servies avec très peu de bouillon, presque comme une sauce concentrée. La garniture associe généralement crevettes, morceaux de porc, parfois du poulet, des herbes aromatiques, des cacahuètes grillées et des galettes de riz croustillantes cassées en morceaux sur le dessus.

La particularité du mì quảng réside dans cet équilibre entre textures (moelleux des nouilles, croquant des galettes et des cacahuètes) et saveurs (salé, légèrement sucré, herbacé). On y ajoute souvent un quartier de citron vert et quelques rondelles de piment pour relever le tout. Le plat est très répandu dans le Centre et coûte entre 25 000 et 50 000 VND, ce qui en fait une excellente introduction à la cuisine de cette région lors de votre voyage au Vietnam.

Bánh bèo de huế : raviolis vapeur miniatures aux crevettes séchées

Les bánh bèo sont de petites galettes de riz vapeur, servies dans des coupelles individuelles, typiques de Huế. Chaque petite « bouchée » est garnie de poudre de crevettes séchées, d’oignons frits et parfois de dés de couenne croustillante, avant d’être arrosée d’un peu de sauce nước mắm légèrement sucrée. On les mange à la cuillère, une coupelle après l’autre, ce qui en fait un plat ludique et convivial à partager.

Ces raviolis miniatures sont souvent servis en assortiment avec d’autres spécialités de Huế comme les bánh nậm ou les bánh bột lọc. Une portion de bánh bèo coûte généralement entre 20 000 et 40 000 VND et convient parfaitement en entrée ou en encas dans l’après-midi. Si vous appréciez les textures fondantes associées à des garnitures plus intenses en goût, ce plat devrait rapidement trouver sa place dans votre liste de favoris.

Fruits tropicaux vietnamiens et desserts à base de noix de coco

Si la cuisine vietnamienne n’est pas particulièrement centrée sur les pâtisseries comme en Europe, elle compense largement par une incroyable variété de fruits tropicaux et de desserts à base de riz et de noix de coco. Grâce au climat chaud et humide, on trouve toute l’année sur les marchés des mangues juteuses, des fruits du dragon, des ramboutans, des longanes, des jacquiers ou encore des mangoustans, souvent vendus déjà découpés, prêts à être dégustés. Ces fruits constituent un dessert sain, rafraîchissant et très économique pendant votre séjour au Vietnam.

Les desserts vietnamiens mettent fréquemment à l’honneur le lait de coco, le riz gluant et les haricots mungo. Parmi les plus connus, on peut citer les différentes variantes de chè, sortes de soupes sucrées ou de verrines composées de gelées colorées, de perles de tapioca, de maïs, de haricots et de lait de coco. Servies chaudes ou froides selon les régions et les saisons, elles peuvent surprendre les palais européens mais valent la peine d’être découvertes. Un bol de chè coûte en moyenne entre 10 000 et 25 000 VND.

Dans les zones touristiques, vous croiserez également des glaces à la noix de coco servies directement dans une demi-coque de coco, parfois garnies de cacahuètes et de copeaux de chair fraîche. À Hội An, ne manquez pas les petits gâteaux de riz gluant fourrés aux cacahuètes ou au sésame, souvent vendus dans les échoppes de street food. Ils constituent un en-cas idéal à emporter lorsque vous flânez dans les ruelles illuminées de lanternes.

Café vietnamien et boissons traditionnelles rafraîchissantes

Impossible de parler de ce que l’on peut manger et boire au Vietnam sans évoquer sa culture du café, l’une des plus développées au monde. Deuxième exportateur mondial, le pays produit principalement du café Robusta, à l’arôme puissant et à la caféine élevée. Le café se prépare traditionnellement à l’aide d’un filtre métallique individuel, appelé phin, qui laisse le breuvage s’écouler goutte à goutte dans le verre. Cette méthode donne un café dense, presque sirupeux, souvent adouci par du lait concentré sucré.

Outre le café, les Vietnamiens consomment énormément de boissons rafraîchissantes pour faire face à la chaleur : thés glacés, jus de fruits frais, jus de canne à sucre ou encore bières légères comme la bia hơi. Quand vous vous demanderez quoi boire pour accompagner vos repas au Vietnam, vous aurez donc autant d’options que pour la nourriture, des plus classiques aux plus surprenantes.

Cà phê sữa đá : café filtre robusta au lait concentré sucré et glace

Le cà phê sữa đá est sans doute la boisson caféinée la plus emblématique du pays. Il s’agit d’un café noir très concentré, obtenu à l’aide du filtre phin, versé sur une couche généreuse de lait concentré sucré, le tout servi avec beaucoup de glaçons. Le résultat est une boisson à la fois forte et douce, idéale pour se rafraîchir tout en faisant le plein d’énergie. Pour les amateurs de café corsé, c’est une expérience incontournable.

On trouve le cà phê sữa đá à peu près partout : dans les cafés branchés des grandes villes, les petites échoppes de quartier ou même les vendeurs ambulants. Le prix varie entre 15 000 et 40 000 VND selon le cadre, ce qui en fait une boisson très accessible pour agrémenter vos pauses durant le voyage. Si vous préférez un café sans sucre, vous pouvez opter pour le cà phê đen đá, la version noire glacée, encore plus intense.

Cà phê trứng de hanoï : café onctueux battu au jaune d’œuf

Le cà phê trứng, ou café aux œufs, est une spécialité née à Hanoï dans les années 1940, à une époque où le lait était rare et cher. Un barman eut alors l’idée de remplacer le lait par un mélange de jaune d’œuf battu avec du sucre et un peu de lait concentré, créant une mousse dense et onctueuse déposée sur un café noir brûlant. Le résultat se situe entre le dessert et la boisson, rappelant presque un tiramisu liquide.

Servi dans de petites tasses, parfois installées dans un bol d’eau chaude pour maintenir la température, le cà phê trứng se déguste tranquillement, à la cuillère et à petites gorgées. Vous le trouverez surtout dans les cafés traditionnels du vieux quartier de Hanoï, pour un prix compris entre 30 000 et 60 000 VND. Si l’idée d’un café à l’œuf vous surprend, laissez-vous tenter : la plupart des voyageurs en gardent un souvenir mémorable.

Nước mía : jus de canne à sucre pressé à froid aux kumquats

Rien de tel qu’un nước mía pour se désaltérer après une journée à arpenter les rues vietnamiennes. Cette boisson est préparée à partir de tiges de canne à sucre fraîchement pressées dans une machine, souvent installée en bord de route. Le jus ainsi extrait, légèrement trouble et vert pâle, est servi sur glace, parfois agrémenté de quelques tranches de kumquat pour apporter une touche d’acidité bienvenue.

Très populaire auprès des locaux, le nước mía est peu coûteux (entre 10 000 et 20 000 VND le verre) et particulièrement apprécié dans le Sud, où la chaleur est plus marquée. C’est une alternative naturelle aux sodas industriels, même s’il reste bien sucré. Si vous êtes en quête de boissons typiques du Vietnam lors de votre séjour, ne passez pas à côté de ce jus rafraîchissant.

Trà đá : thé vert glacé accompagnant les repas quotidiens

Le trà đá, littéralement « thé glacé », est omniprésent au Vietnam. Dans de nombreux restaurants et échoppes de rue, on vous servira spontanément un verre de thé vert froid, parfois gratuitement, dès que vous vous installerez. Léger, peu sucré voire pas sucré du tout, il accompagne à merveille les plats savoureux et épicés, en aidant à nettoyer le palais entre deux bouchées.

Les Vietnamiens en boivent tout au long de la journée, que ce soit attablés dans un café, au bureau ou chez eux. Pour le voyageur, le trà đá représente une boisson sûre et hydratante, puisqu’il est préparé à partir d’eau bouillie puis refroidie. N’hésitez pas à en profiter autant que possible : c’est un excellent moyen d’adopter, le temps d’un séjour, les habitudes quotidiennes des habitants.

Condiments et sauces fermentées essentiels de la cuisine vietnamienne

Pour comprendre pleinement pourquoi la cuisine vietnamienne est si parfumée et équilibrée, il faut s’intéresser à ses condiments et sauces fermentées. Ces « petits plus » présents sur toutes les tables permettent d’ajuster l’assaisonnement selon ses goûts et de transformer un plat simple en véritable explosion de saveurs. Le plus célèbre est bien sûr le nước mắm, la sauce de poisson fermentée, mais il est loin d’être le seul.

Le nước mắm de qualité est préparé à partir d’anchois et de sel, fermentés pendant plusieurs mois voire années, puis filtrés. Il entre dans la composition de la plupart des sauces de trempage (nước chấm) et des marinades. Son odeur peut surprendre, mais utilisé avec parcimonie, il apporte une profondeur umami incomparable aux plats. À ses côtés, on trouve aussi la pâte de crevettes fermentées (mắm tôm), très appréciée dans le Nord, notamment avec le plat bún đậu mắm tôm. Son parfum est puissant, mais les amateurs la considèrent comme un véritable trésor gustatif.

Sur la table, vous verrez souvent du piment frais émincé, du piment écrasé dans le vinaigre, du sucre, du sel et du poivre, ainsi que parfois de la sauce soja ou de la sauce hoisin selon les régions. L’idée est simple : chacun peut rééquilibrer son assiette selon ses préférences, en ajoutant un peu d’acidité, de piquant ou de douceur. Lors de votre voyage, n’hésitez pas à goûter ces condiments par petites touches : ils sont la clé pour personnaliser vos repas et vivre pleinement l’expérience culinaire vietnamienne.